mardi 5 mars 2019

Le n 2 avec les paroles en français ...



     

Sur "Heroes" de David Bowie

De 1977 nous nous souvenons de cette chanson de David Bowie et Brian Eno, "Heroes",qui, comme beaucoup d'autres chansons, a ce pouvoir d'évocation d'une époque révolue.
La musique, et plus particulièrement la chanson, influe ainsi sur notre perception du temps.
De 1977 nous nous souvenons donc de ces 7 strophes aux vers courts, brefs comme des cris, des appels ou des bouts de phrases lancés dans la foule : We can be heroes,... On peut être des héros,... ou plutôt Nous pouvons être des héros,... tant est ici explicite la revendication de la subjectivité, -propre à la poésie, à la chanson et, en fin de compte, à toute création.
Des cris dans la foule. C'est ce que semble souligner la densité des arrangements et la reprise de ce slogan, We can be heroes, par quelque voix lointaine, presque noyée dans la masse sonore qui porte en avant les intonations du narrateur Bowie.
Dans ce texte, la revendication de la liberté individuelle est soulignée : 4 strophes commencent par le pronom I ,"Moi", (cf str. 1,4,5,6), pronom isolé et réïtéré par la typographie qui le met en valeur en début de strophe ainsi qu'en début de vers :
                                        I                              I will be king
Affirmation d'une subjectivité d'autant plus forte qu'elle s'appuie sur un futur de certitude : I    I will be king, Moi, je serai roi.
Comme souvent dans les paroles des chansons pop/rock, le cadre spatio-temporel est indéterminé. Ainsi les textes de Bob Dylan, de Jim Morrison, de Patti Smith évoquent un monde intemporel, une époque de toutes les époques.
Dans le cas présent, si le champ lexical de la lutte féodale structure une partie du texte (king, queen, beat, heroes) associant l'expression just for one day (juste pour un jour) à cette idée de victoire par définition éphémère et aussi illusoire que le gain d'une bataille, ou d'une journée, dès la deuxième strophe, l'époque contemporaine enrichit et nuance la tonalité du texte par l'emploi d'un lexique nettement moins volontariste : You can be mean / And I / I'll drink all the time / Cause we're lovers.
(Tu peux être très moyenne Et moi Je boirai tout le temps Parce que nous sommes amants).
Là, l'amour courtois en prend un coup sur le heaume.
Plus sérieusement, le texte renvoie à la lourdeur de la temporalité (all the time) et au quotidien désoeuvré et médiocre de la jeunesse de 1977 telle que l'on peut se la représenter en contemplant les images de l'explosion "punk" et les graffitis de l'époque comme cet étonnant mot d'ordre (ou de désordre) : No Future.
C'est d'ailleurs cette ambiance "plombée" qui donne sa tonalité au texte.
Dès la première strophe : Though nothing Will drive them away (Bien que rien Ne les écartera).
Dans la troisième strophe : Though nothing Will keep us together (Bien que rien Ne nous fera rester ensemble).
Dans la sixième strophe : I I remember Standing By the wall And the guns Shot above our heads (Moi Je me souviens Nous étions près du mur Et les fusils Tiraient au-dessus de nos têtes).
Et enfin, cette fin du texte : We're nothing And nothing will help us (Nous ne sommes rien Et rien ne peut nous aider).
Défaitisme donc. Celui de 1977 et de la guerre froide. Celui de l'affrontement latent, et qui semblait alors appelé à durer, entre "le monde libre" et "le monde communiste", affrontement symbolisé par un mur, celui de Berlin, et celui "de la honte" : And the shame Was on the other side (Et la honte Était de l'autre côté).
Dans ce monde partagé, divisé, dominé par deux idéologies opposées, et surtout deux superpuissances, qu'est-ce qu'être "un héros" ?Les guillemets du titre laissent supposer quelque ironie. Il ne s'agit pas ici de "héros positif" qui pourrait correspondre au modèle "réaliste-socialiste" : lui picole "all the time" et elle, elle peut "mieux faire"; ils ne sont d'ailleurs pas sûrs de former un couple durable : nothing will keep us together.
Hypothèse romantique : Elle est de l'est et lui de l'ouest; ils sont amants : we're lovers And that is a fact Yes we're lovers And that is that (nous sommes amants Et c'est un fait Oui nous sommes amants Et c'est comme ça). Réunis exceptionnellement (Just for one day), ils ne peuvent que "voler du temps"(We could steal time), gagner du temps avant que le mur de nouveau ne les sépare, à moins qu'ils ne deviennent des héros en refusant cette séparation : We can be heroes For ever and ever (Nous pouvons être des héros Pour toujours et à jamais).
Peut-être. Peut-être aussi envisagent-ils le suicide ? la rebellion qui pousserait les gardes-frontières à tirer ? (And the guns Shot above our heads), le sacrifice "pour la liberté".
Mais peut-être aussi ne font-ils qu'évoquer ces solutions "héroïques" : Maybe we're lying Then you better not stay (On se ment peut-être Tu ferais mieux de partir).
Ainsi le sens du texte relève-t-il de l'implicite, de l'entre-les-lignes, de l'ambiance, de ce phrasé particulier de Bowie qui semble par moment "crier son chant" en insistant sur les mots-clés, les pronoms, les amorces des strophes : I, You, We can be heroes.
Le sens de ce texte jaillit des oppositions. Entre la gloire d'une journée et la médiocrité du quotidien puis entre l'acte définitif des héros (Oh, we can beat them For ever and ever, nous pouvons les battre Pour toujours et à jamais) et la victoire secrète d'une journée gagnée (But we could be safer Just for one day, Mais on pourrait être hors d'atteinte Juste pour un jour), enfin entre l'épaisseur du mur et la légereté des dauphins que le texte, avec bonheur, évoque :

                                                           I
                                           I wish you could swim
                                                 Like dolphins
                                           Like dolphins can swim
Moi J'aimerais que tu saches nager Comme les dauphins Comme les dauphins savent nager.
                                          Patrice Houzeau
 

 Extrait du  :  BLOG LITTERAIRE                           

dimanche 27 janvier 2019

vendredi 16 novembre 2018


Hier ...


    Il y a , au milieu du champ du haut , a St Isidore , un bouquet très dense de pins et de genets .
Ce soir , Lotte aboie avec insistance ; elle s'est placée au dessus du bosquet tandis qu'Ugo en fait inlassablement le tour . Félix , un peu en retrait aimerait bien participer !
   Je soupçonne que quelque chose de gros et de lourd se cache dans les buissons ...
   Je suis tenté de poursuivre mon chemin mais tout de même je me rapproche , légèrement en contrebas , en gardant prudemment un jeune pin devant moi .

   Je ne sais pas d'où va sortir le monstre mais je me souvient de la fois où j'ai failli être renversé par un sanglier que mes fox avaient levé : sorti des fourrés en face de moi , il m'avait dépassé de très près sur ma droite !

   Lotte aboie toujours ,Félix aussi et Ugo poursuit ses tours du bosquet ...

   Soudain un gros sanglier s'élance vers le haut du terrain suivi de mes trois chiens : des courses lourdes qui immédiatement m'angoissent  " et si le sanglier se retournait et m'éventrait un chien ? "je l'imagine revenant en trainant ses boyaux !!

   J'ai attendu un long temps , toujours inquiet et regrettant de m'être approché , ce qui avait encouragé les chiens .

   Et puis , ils sont revenus , l'un après l'autre et j'ai caressé leur ventre intact .

mardi 2 octobre 2018

Astrée

Un rosier précieux et parfumé ;j'en ai déjà un et j'ai prévu d'en planter deux avec un blanc pur , en trio ... ( photo internet !)

lundi 1 octobre 2018

JS Bach Toccatas BWV 910-916,Bob Van Asperen

Gabriel a l'époque de notre retour de Finlande

Avec mon père c'est l'histoire d'un amour  manqué définitivement
 (il sera suivi de beaucoup d'autres !!!)

Mon père au volant de sa première voiture :une Rosengart ...

Nous partions a trois et revenions souvent derrière la dépanneuse !
Récupéré sur internet     Les caractéristiques techniques sont:
  • moteur 4 cylindres en ligne 747 cm3 - 19 chevaux à 3 800 tr/min, soupapes latérales                             (La même puissance que la 2cv Citroën de 1963)
  • allumage par batterie et bobine 
  • graissage par barbotage (il n'y a pas de pompe à huile)                                                                            (ça  c'est pas terrible surtout dans les virages)
  • refroidissement par thermosiphon                                                                                                              (très drôle comme une bouilloire)
  • essieu avant rigide 
  • boîte à 3 rapports et marche arrière 
  • frein mécanique sur les 4 roues                                                                                                                  (bonjour le freinage)
  • Longueur 3,53 mètres - Largeur 1,27 mètre - poids : 670 kilogrammes.                                                    (140 kg de plus que la 2cv et 25 cm de moins en long.)  (fiche établie par Claude )
  • La conduite était bien a droite ! ( Michel )

Collobrières de mon enfance ...

Quand le car de Toulon arrivait (deux voyages par jour)il fallait faire courir le chien (un grand épagneul) couché au milieu de la rue !
J'ai un souvenir cuisant sur cette fontaine :une paire de gifles reçues du garde champêtre tandis qu'avec mes petits copains on essayait d'y pêcher les anguilles !

On peut voir que le clocher penche a droite ;depuis il a été refait mais amputé d'un tiers de sa longueur et affublé de tuiles vernissées ...


Mes grands parents paternels

Ils ont vécu toute leur vie  a Porto (Portugal); mon grand père(dont je ne connais plus le prénom )était français venu de Lyon ;ma grand mère Maria !!! était portugaise d'origine hollandaise. Le dernier souvenir que j'ai d'elle : " ces animaux sont stioupides " en parlant de mes petites tortues que j'avais amené avec moi au Portugal !

Avec leurs enfants , mon père , mes oncles et tante

De gauche a droite : Henri 14 ans, Gabriel mon père 10 ans , Georges 8 ans et demi
au premier rang : Paul-Fernand 5 ans , Odette 1 mois et demi

Août 1958 toujours au Portugal ...

Peut-être la dernière photo de Maria !

jeudi 19 avril 2018

Bach - Partita n°4 - Leonhardt 1963

Marie Alphonsine Monbel

Pourquoi cette femme a-t-elle pris tant d'importance pour moi ?
-D'abord parce qu'elle a été présente a plusieurs reprises dans ma vie , depuis mon enfance jusqu'à notre voisinage a Collobrières .
-Ensuite j'ai réalisé à un certain moment -celui où je me suis retrouvé complètement seul - qu'elle avait vécu pendant des années cette solitude ...
Elle a ,a ce moment là ,été une référence, pour m'aider a vivre (Elle et Claude L, pour d'autres raisons ) J'ai pensé pendant longtemps qu'elle était venu habiter l'if que j'ai planté devant la cuisine ; c'était un rêve issu de ma fréquentation de Steinbeck (au dieu inconnu ).
Les rêves ne font aucun mal , a condition de les limiter a Soi-même !!!

Kyösti ( été 87 )

Que dire de Kyösti sinon que je l'aimais beaucoup ,je l'aimais et l'admirais ...
Parti trop tôt ; mal vécu l'arrêt de son activité professionnelle ...
Il reste présent dans beaucoup de mes souvenirs

mardi 17 avril 2018

J.S.Bach Partita g-moll BWV1004 Gustav Leonhardt

Délicieux garnements !


C'est comme ça, presque tous les soirs, devant la télévision !!!

Mummy ...


Vieille photo de famille ...


Yohann et sa chienne dominante ...


Photos de Dani : Lidia en Bourgogne


Mika : Maija lors du voyage en Inde ...


Photo de Mika : ambiance a St Isidore ...